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Bien sûr, immatériel.fr, c’est aussi un site de vente en ligne, vitrine de notre savoir-faire en matière de recherches pondérées et de mises en correspondance complexes entre les types de données. Mais il s’agit d’abord d’une plate-forme spécialisée dans la gestion des flux d’information entre producteurs (les auteurs, les éditeurs) et consommateurs (les libraires, les bibliothèques, les lecteurs).

Voici quelques-uns des chantiers qui nous ont occupé ces derniers jours ; ils vous donneront j’espère une idée plus complète de nos domaines d’intervention.

Yonnais, pistonnés !

Jusqu’à la semaine dernière, les habitants de la Roche-sur-Yon ne se sentaient pas particulièrement privilégiés. Aujourd’hui, les abonnés à la médiathèque peuvent se féliciter d’avoir leur carte, se réjouit Michel Fauchié, l’un des principaux expérimentateurs du numérique en bibliothèques, et qui fut l’initiateur de ce mouvement : non seulement la médiathèque a acquis une licence d’accès au bouquet Publie.net pour ses usagers Yonnais, mais ces veinards n’ont même plus besoin qu’un poste de consultation se libère pour profiter de ces pépites de la littérature contemporaine : il leur suffit de se connecter au portail de leur médiathèque, et la plate-forme immatériel.fr s’occupe du reste.

Ce principe de la carte de bibliothèque qui se transforme en clé pour ouvrir les coffres-forts numériques n’a pas échappé à Hubert Guillaud, ce qui nous réjouit, mais ne nous étonne pas vraiment :-)

Les libraires ne restent pas les bras croisés

En tant que distributeur, nous avons vocation à multiplier les points d’accès à notre catalogue. Notre partenariat avec ePagine permet déjà à 11 libraires, et non des moindres, de revendre tout le catalogue immatériel.fr. Cela signifie par exemple qu’il est désormais possible d’acheter Feuilles de route, de Thierry Beinstingel, à la librairie Le passage, à Alençon. Nous espérons que d’ici la fin de l’année, de nombreux autres libraires se presseront au bout du pipeline : il y a de la place pour tout le monde !

Qui peut le plus peut le moins

Contrairement à ce qu’on pense généralement, il est souvent plus simple de vendre des ouvrages numériques dans les librairies « en dur»  que sur les librairies en ligne. Pour les aider à mettre en avant notre catalogue, la liseuse d’immatériel.fr se transforme en feuilleteuse : pour l’instant, les lecteurs n’ont accès qu’aux 5 premières pages de chaque titre. Aux éditeurs de décider ensuite s’ils veulent en montrer plus.

Eyrolles multiplie les expériences

Eyrolles et les Éditions d’Organisation testent de nouveaux formats pour leurs ouvrages numériques : des versions ePub ont été ajoutées à quelques titres (lecteurs de Quelle économie voulons-nous ?, dites-nous ce que vous en pensez !) et surtout liseuse en ligne pour une centaine de titres qui n’existaient auparavant que sur papier.

Au diable l’avarice, ce service d’accès direct aux ouvrages depuis le navigateur a été ajouté à tous les titres Eyrolles : vous pouvez désormais effectuer des recherches en ligne dans tous les titres de votre bibliothèque.

Âges farouches

Vous n’aviez plus de nouvelles de Rahan, le fils des âges farouches, depuis des lustres ? Et bien figurez-vous qu’il se marie ! Pour la version numérique de cette union, les Éditions Lécureux ont fait confiance à FOOLSTRIP, le premier éditeur de bandes dessinées de notre catalogue, et nous sommes fiers d’en être les témoins !

xavier@immateriel.fr

Forfaits et mensualités

Jusqu’à présent, le catalogue des éditeurs distribués par immatériel.fr ne comportait que des fichiers à l’unité, le plus souvent PDF, mais parfois ePub, voire prc/MobiPocket, généralement mis à disposition par les éditeurs dans la même archive que le fichier PDF. À la possibilité de télécharger ces fichiers, nous ajoutons généralement un accès Web direct depuis notre liseuse en ligne.

Ce système permet aussi aux éditeurs de composer pour vous des bouquets, auxquels le lecteur peut s’abonner pour une durée minimale, et pour un prix équivalent à une fraction du prix de la collection achetée à l’unité. D’ores et déjà, Publie.net et Digit Books proposent l’intégralité de leur fonds sous cette forme. Et, depuis cette semaine, les abonnements annuels sont mensualisables, ce qui devrait permettre à tous d’accéder à ces ouvrages exceptionnels.

Si vous utilisez alternativement plusieurs modes d’accès, n’hésitez pas à nous faire part de votre opinion sur la pertinence de telles offres.

xavier@immateriel.fr

Liseuse en ligne

Vous qui pratiquez l’Internet depuis quelques années et qui aimez la littérature, vous ne pouvez pas ne pas connaître Publie.net. Parenthèse pour les nouveaux arrivants : il s’agit d’une maison d’édition fondée par François Bon et gérée en coopérative, qui met au jour des textes en français sous forme exclusivement numérique, le plus souvent contemporains, presque toujours inédits.

Depuis déjà plusieurs mois, les connaisseurs peuvent accéder à l’intégralité du fonds Publie.net pour 65 € seulement en tant que particuliers, à peine plus comme représentants d’une bibliothèque. Autrement dit, à portée de souris et de clavier, une immense coupe de fruits sucrés, salés ou amers dans laquelle vous pourrez choisir les textes qui s’adaptent à l’humeur du moment, ou auxquels vous demanderez au contraire qu’ils vous surprennent.

Pour que les lecteurs et les bibliothèques puissent entrer facilement dans ce nouvel univers éditorial, Julien Boulnois, le directeur technique d’immatériel‧fr, a testé différents modes d’authentification, et les a tous retenus : on peut accéder aux produits numériques de notre catalogue par mot de passe, adresses IP, authentification Shibboleth, authentification CAS. Pour l’interface, en revanche, Flash et Flex ont été moins convaincants : trop lourds, aussi bien côté serveurs que côté navigateurs.

Le fruit de toutes ces cogitations est en exploitation depuis aujourd’hui chez tous les revendeurs distribués par immatériel.fr. Il s’agit d’une version JavaScript beaucoup plus légère et nous semble-t-il plus séduisante. De plus, elle est fonctionne d’emblée avec Firefox 3 (et sa variante pour applications web Prism) , Internet Explorer 7, Safari 4 ou Chrome. Comme dans la version précédente, le moteur de recherche est au cœur du dispositif. Regardez plutôt ce qui se passe lorsqu’on souhaite retrouver un passage dont il ne reste en mémoire que des bribes :

Recherche des mots-clés « africque rabelais » dans le fonds Publie.net depuis la liseuse en ligne immatériel.fr

Comme le remarque un certain xc, le moteur ramène juste ce qu’il faut d’informations pour nous inviter à replonger dans Gargantua, accompagné par l’éclairage saisissant de François Bon. Eh bien depuis aujourd’hui, vous pouvez vous aussi accéder à ces deux ouvrages depuis notre nouvelle liseuse : il ne vous en coûtera respectivement que 2,40 € et 5,50 € ! Quel plaisir plus grand pouvez-vous vous octroyer pour ce prix ?!

Si vous êtes développeur et passionné de réseau, sachez que tout Digit Books est également disponible sous ce format. La collection des Tête la première, vous l’avez déjà et vous voulez une suggestion ? Le livre de Souders va vous épater, même si vous pensez être un pro du Web.

Vous n’avez vraiment pas de sous, ou vous n’êtes pas encore convaincu ? Nous avons converti quelques titres entièrement gratuits pour que vous vous fassiez une idée, de Balzac à Ubuntu en passant par Sun tzu et même un manuel de SVT pour classe de troisième. Si après cela vous n’avez pas de commentaire à nous laisser :-)

xavier@immateriel.fr

P.S. : la note d’xc vous intrigue ? Essayez d’en écrire quelques-unes pour vous-même, et devinez comment les partager et surtout les rendre accessibles au monde extérieur. Plus de détails dans un prochain billet :-)

De l’inefficacité des DRM

De nombreux exemples ont déjà montré l’inefficacité des systèmes à base de DRM. Il suffit de voir toutes les tentatives ratées par les éditeurs de protéger leurs contenus. Pire, dans certains cas, l’adoption des DRM semble même forcer le destin ! Du coup, les industries les plus touchées décident finalement de faire marche arrière. En effet, pourquoi payer si cher pour quelque chose d’inefficace ?

Les nouveaux arrivants dans l’univers du numérique (notamment les éditeurs de livres) sont malheureusement tentés de suivre la même voie, sans doute influencés par le discours catastrophiste de ceux-là mêmes qui fabriquent les DRM. Quand on sait le prix facturé pour la mise en place de DRM, on ne peut que comprendre pourquoi les livres numériques coûteraient plus cher que les livres papiers.

Ils sont pourtant voués au même sort que leurs prédécesseurs. Il ne faudra ainsi que 10 minutes montre en main pour convertir un fichier ePub avec DRM en un fichier imprimable et copiable — si vous ne nous croyez pas, envoyez-nous l’un de vos fichiers DRMisés (uniquement si vous êtes éditeur, bien sûr !). Le jeu en valait-il la chandelle ?

Le problème n’est finalement pas que l’œuvre immatérielle se retrouve un jour quelque part illégalement sur le web, car il y a de fortes chances pour que ce soit le cas de toute façon (et même précipité par l’utilisation de DRM comme on l’a vu plus haut). La priorité nous semble plutôt être d’éliminer les freins qui retiennent inutilement le lecteur d’acquérir une œuvre sous forme numérique.

Nous considérons chez immatériel.fr qu’un simple tatouage numérique (ou watermark, ou ex-libris comme le propose Alain Pierrot) constitue une protection bien plus efficace que les DRM.  Non pas par la difficulté technique de son contournement, mais parce que l’éditeur pourra ainsi favoriser un rapport de confiance avec son client, plutôt qu’un rapport de défiance qui mènera inévitablement au piratage.

Mieux, il nous semble maintenant évident que l’avenir du numérique ne se trouve pas dans la vente de contenus à proprement parler, mais bel et bien de services. En partant du principe que tout contenu court le risque se retrouver un jour déposé illégalement sur le Réseau, l’invention de nouveaux services et moyens d’accès originaux semble le meilleur moyen de lutter contre le piratage.
Nous expérimentons nous même ce genre de services avec notre liseuse web. Celle-ci permet de construire un service autour du livre, ou plutôt autour d’une bibliothèque personnelle. Grâce à un moteur de recherche dans un ensemble de titres, mais également à une interaction via des annotations privées ou partagées, l’utilisateur découvre une nouvelle manière d’accéder à la lecture.

D’autres plate-formes suivent le même principe, et expliquent très bien (en anglais) pourquoi ça fonctionne.

julien@immateriel.fr

FAQ revendeurs

Le rachat de Lexycle (les développeurs de Stanza) par Amazon nous donne une nouvelle occasion de rappeler que l’édition numérique ne se développera pas à partir de quelques sites imposant aux éditeurs et aux lecteurs tel ou tel standard de lecture.

Chez immatériel‧fr, notre vision de l’édition numérique, ce n’est pas un marché régenté par trois ou quatre points de ventes comme iTunes, Amazon ni même libraire.immateriel.fr ! Ce sont plutôt les 10000 points de ventes en France qui savent ce qu’est un livre (y compris ces trois-là).

Pourquoi ce modèle fonctionne-t-il ? Ce n’est pas lié au fait que les œuvres soient majoritairement mises à disposition sur papier. C’est parce que derrière chacune de ces devantures se tiennent des personnes qui souvent vous comprennent suffisamment pour vous conseiller, à tout le moins sont capables de vous mettre devant les yeux ce qui leur paraît susceptible de vous intéresser. Que ce service s’appuie sur du papier bien relié ou sur un accès à un univers infiniment cliquable, quelle différence si on n’est pas fétichiste ?

Si vous êtes libraire responsable d’une boutique en ligne ou en dur, et que notre approche (et notre catalogue !) vous intéresse, étudiez notre FAQ : si certaines de vos questions restent encore sans réponse, dites-le nous !

xavier@immateriel.fr

FAQ éditeurs

Si j’en crois nos échanges des dernières semaines avec les maisons d’édition, la plupart d’entre elles commencent à réaliser que leurs clients consacrent une partie croissante de leur temps à lire sur des terminaux qui ne sont pas de papier. Mais avant d’élaborer une offre consistante, beaucoup aimeraient que les libraires fassent le premier pas. Bien sûr, les libraires ont souvent une attitude symétrique. Il faut dire que les uns et les autres ont longtemps été persuadés que tout cela coûtait très cher.

Pendant ce temps, les acteurs de l’édition qui partagent la vision d’immatériel.fr expliquent aux uns et aux autres que se positionner dès aujourd’hui ne coûte au contraire presque rien, et que l’expérience acquise leur donnera un coup d’avance lorsque l’industrie aura basculé.

Heureusement, il existe des éditeurs pionniers comme Publie.net, Digit Books, Eyrolles ou FOOLSTRIP qui se sont engagés dans cette aventure sans état d’âme. Pourtant, avant de nous confier l’intégralité de leur fonds numérique (près de 1000 titres à eux quatre, sans compter les abonnements, dont 350 Eyrolles supplémentaires depuis mercredi !), ils nous ont posé les questions légitimes qui nous ont permis d’affûter notre offre. Grâce leur en soit rendue, ainsi qu’à tous ceux qui se tâtent encore et qui nous forcent tous les jours à reformuler nos réponses :-) Nous avons compilé une FAQ à partir de ces discussions toujours ouvertes. Si vous pensez que d’autres points méritent d’être soulevés, n’hésitez pas à nous faire part de vos commentaires.

xavier@immateriel.fr

Eyrolles aussi

Version courte : nous avons le grand plaisir de vous annoncer que depuis ce matin, immatériel‧fr revend dans sa boutique en ligne 250 titres du Groupe Eyrolles (Éditions Eyrolles et Éditions d’Organisation), aux côtés des ex-O’Reilly ressuscités par Digit Books, des livres libres d’In Libro Veritas, des textes du domaine public proposés par le collectif Ebooks libres et gratuits et, bien sûr, des ouvrages de littérature contemporaine réseau-compatible portés au monde par l’équipe de publie.net.

Version longue : pour qui a assisté aux récentes interventions de Guillaume de Lacoste au Salon du Livre ou au forum "Édition et Internet" organisé par Livres Hebdo le 15 janvier dernier (en voici une transcription par Marc-André Fournier), la nouvelle ne devrait pas surprendre.

Pour d’autres, qui pensaient que le statut particulier de Serge Eyrolles — Président du Syndicat National de l’Édition, et à ce titre porte-parole des inquiétudes de l’Édition Française — empêchait le Groupe Eyrolles d’expérimenter sur le front du numérique, cette annonce donne à réfléchir : non seulement Eyrolles a dédié depuis un an un site entièrement consacré à la vente de PDFs, sans autre protection qu’un ex-libris aux armes du lecteur, mais ces mêmes titres sont également en vente dans d’autres boutiques, augmentant à chaque fois leurs chances d’y rencontrer de nouveaux lecteurs.

Dernier revendeur en date, celui que nous connaissons le mieux : la librairie immatériel‧fr ! Vous pouvez maintenant vous promener parmi les milliers de pages qui sont nées ce matin pour accueillir les titres des Éditions Eyrolles et des Éditions d’Organisation.

xavier@immateriel.fr


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